La ludo-pédagogie, ou l’apprentissage par le jeu

Apprendre et connaître sont les maîtres mots du parcours scolaire.

Pourtant, il se révèle être très hétérogène selon les individus. On parle de facilités pour certains, de difficultés pour d’autres, et même d’échecs scolaires, bref de quoi facilement décourager nos futurs petits citoyens.

A quoi bon s’acharner quand on est persuadé que nos capacités d’apprentissage sont innés ?

Peut-être que la réponse se trouve… dans les jeux.

 

En effet, si l’on porte un peu d’intérêt à la recherche sur la mémoire et nos capacités cognitives, on découvre que c’est notre réseau neuronal qui matérialise l’effet de l’apprentissage, et non pas le nombre de neurones comme on pourrait à priori le penser.

Un stimulus (ici un signal électrique créé en réaction à un événement) permet la stimulation des neurones et par conséquent leur ramification : apprendre, c’est faire littéralement des liens entre les neurones. Bien que les recherches avancent le sujet reste encore flou. Mais nous pouvons tout de même en tirer quelques conclusions. Les neuroscientifiques Meyer et Rose nous permettent d’y voir un peu plus clair grâce à leur travaux sur le chemin parcouru par l’information pour devenir une connaissance: on y découvre que l’information est mieux intégrée quand elle passe par différents réseaux (le réseau de la reconnaissance, le réseau stratégique et le réseau affectif).

Pour résumé, plus le cerveau est sollicité de toutes les manières, mieux il apprend.

 

Et le jeu dans tout ça ?

Et bien c’est l’outil parfait pour faire passer l’information souhaitée par toutes les strates de notre réseau neuronal ! Pour les enfants, mais aussi pour les adultes : la notion de récompense motive, la réussite gratifie, et le système de jeu stimule la réflexion du joueur. Face à une problématique, on est plus alerte face aux informations dont nous disposons, et par conséquent, on est plus mobilisé sur nos actions. D’où l’intérêt des jeux pédagogiques, mais pas que ! L’échange entre les joueurs peut être extrêmement propice à l’apprentissage car il sollicite l’empathie, le dialogue, bref, différentes formes d’intelligence qui créent les fameux liens entre nos neurones.

De quoi inspirer l’éducation nationale mais aussi les créateurs d’interfaces numériques qui peuvent s’inspirer de ces études pour la « gamification » (emprunter les codes du jeu) de leurs interfaces. C’est déjà le cas pour un certain nombre d’applications comme Duolingo qui utilise un système de niveau ou encore la création et personnalisation de son véhicule pour le GPS Waze. Ce sont ces petits mais importants détails qui rendent l’objet plus sympathique et surtout plus utilisable: c’est donc la bonne recette entre divertissement et apprentissage profond et à long terme… !

 

Pour en savoir +

Lien vers l’étude « Neuroscience et éducation : la bataille des cerveaux » réalisée par l’ENS de Lyon

Lien pour mieux comprendre le rôle des neurones dans l’apprentissage

 

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